Céline Dion

samedi 23 août 2008

Céline Dion a conquis les Plaines

Vendredi soir, plus de 200 000 personnes se sont rassemblées sur les Plaines d'Abraham, à Québec, pour entendre Céline Dion et ses invités, rapportait le réseau TVA. Seule ou en duo, la chanteuse a conquis la foule. Garou était le premier invité, suivi de Marc Dupré. Toutefois, c'est son interprétation de «Lady Marmelade» avec Nanette Workman, qui c'est démarquée d'après la Presse Canadienne et TVA. Il s'agissait d'un numéro fort sexy, a précisé le diffuseur vendredi soir. Zachary Richard, Mes Aïeux (pour livrer «Dégénération», une pièce que Céline aime bien); Claude Dubois, Jean-Pierre Ferland, Ginette Reno, Dan Bigras, Éric Lapointe, de même que les membres de la famille Dion étaient aussi du concert.

«Un peu plus haut» avec Ginette Reno était aussi un temps fort du spectacle, selon Le Soleil et le Journal de Montréal. «Une chance qu'on s'a», avec Jean-Pierre Ferland, aurait aussi été un moment marquant de la soirée. Parmi les bémols? TVA rapportait à son bulletin de 22h que la soirée avait débuté avec un peu de retard. De plus, la configuration de la scène, placée sur le Terrain des sports des Plaines, faisait en sorte que certains spectateurs placés de manière éloignée ne profitaient pas d'une bonne qualité sonore et avaient de la difficulté à entendre la musique. Les paramédics ont aussi traité une cinquantaine de personnes pour divers maux d'ordre mineur. Plusieurs ont notamment été incommodés par la chaleur. Grâce à la bourde d'un agent de sécurité qui n'avait pas fermé une barrière, un bon millier de spectateurs «sans-billet» ont pu se rendre tout près, à l'avant-scène, rapporte Le Soleil. Il a fallu qu'une responsable du 400e intervienne pour faire finalement fermer la clôture. De nombreuses personnalités politiques, comme le premier ministre Jean Charest, et artistiques assistaient au spectacle. Des fans venus de Montréal, de l'Ontario, des États-Unis et même de Belgique étaient aussi sur place, mentionne la PC. Selon Le Soleil, qui cite les forces policières, plus de 80 000 personnes ont assisté au spectacle retransmis sur écrans géants près du Centre de congrès et d'exposition de Lévis. Celui de Paul McCartney, retransmis de la même façon sur la rive-sud le 20 juillet, avait attiré environ 50 000 personnes.

vendredi 22 août 2008

Québec: Céline Dion reçoit un doctorat honoris causa

L'université Laval de Québec a décerné jeudi un doctorat honoris causa à Céline Dion en reconnaissance de ses talents artistiques, mais aussi de ses "profondes valeurs humaines". La chanteuse canadienne a fait part de son "émotion" et de sa "fierté". Après avoir remercié sa famille et son public, l'artiste québécoise, habillée de la traditionnelle toge des futurs docteurs, a réservé une pensée spéciale à son mari René Angelil. Elle a aussi rendu hommage à ceux qui lui ont appris à aimer "le français de France", comme Luc Plamondon ou Jean-Jacques Goldman. Céline Dion a reçu les titres d'officier de l'Ordre national du Québec, de l'Ordre du Canada et, en mai dernier, celui de chevalier de l'Ordre de la Légion d'honneur de France. La chanteuse adulée des Québécois doit donner vendredi un concert gratuit à Québec, à l'occasion des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de la ville. Quelque 200'000 personnes y sont attendues.

dimanche 17 août 2008

Je n'ai jamais vu Céline Dion...

Je dis que je ne l'ai jamais vue en spectacle, mais c'est un demi-mensonge. J'étais au Centre Bell le 29 septembre 2001 quand elle a chanté L'amour existe encore, avec plus d'élégance et de retenue que Lara Fabian, lors du spectacle Un show pour la vie, mis sur pied dans la foulée des attentats perpétrés contre le World Trade Center.

J'étais aussi au Centre Bell, en avril 2002, lors de l'enregistrement de La Fureur de Céline, une émission destinée à promouvoir la sortie de son album À New Day. De ce «spectacle» conçu pour la télé, que j'ai vu et entendu depuis la galerie de presse, je ne garde qu'un souvenir: l'apparition d'Éric Lapointe dans les gradins d'où il a interprété, de sa voix rauque, L'amour existe encore.

L'aveu s'impose donc de lui-même: cette chanson, que je me rappelle encore avoir entendue pour la première fois à l'émission Studio Libre de Michel Désautels, il y a une quinzaine d'années, demeure ma préférée de Céline Dion (et aussi de Luc Plamondon). La seule que je trouve vraiment bouleversante. La seule où le propos, le chant et l'émotion s'amalgament en une oeuvre authentique et plus grande que nature. Je suis un peu difficile en matière de pop vocale, voyez-vous...

Céline Dion (que je n'ose pas appeler juste par son petit nom), je ne la connais que de l'extérieur, pour ainsi dire. Par ses disques, que j'ai parfois écorchés. Et à travers l'image publique qu'elle projette en conférence de presse - un mélange de retenue protocolaire et de familiarité.

Je ne la connais pas, même après l'avoir rencontrée seule à seul pendant une bonne demi-heure dans un hôtel new-yorkais en mars 2002, au moment de la sortie de À New Day, juste avant sa période Vegas. Je m'attendais à rencontrer une diva, avec ce que cela peut supposer de décorum, de distance imposée et de déférence obligée. J'ai eu affaire à une jeune mère de 33 ans exagérément cool. Une femme insaisissable même si elle livrait sans fausse pudeur ses états d'âme concernant la maternité ou cette carrière phénoménale à laquelle elle revenait après une pause de presque deux ans.

Je n'ai jamais vu Céline Dion, même en personne, parce qu'elle demeure une énigme pour moi. J'irai donc au Centre Bell dans 10 jours. Pour voir si j'arriverai à en percer le mystère. Pour voir de mes yeux la «bête de scène» qu'on m'a tant vantée et devant laquelle même Alice Cooper serait resté muet d'admiration. Et pour entendre «ma» toune...