Céline Dion

vendredi 27 février 2009

Céline Dion ou l’universalité

Pourquoi Céline Dion, qui a vendu 200 millions d’albums dans le monde entier, fait-elle un bide en Amérique latine ? Grave question, sur laquelle planche désormais l’université de Montréal. Un groupe de recherche a été spécialement créé pour déterminer pourquoi les Latino-­Américains boudent la diva québécoise. L’équipe, chapeautée par Enrique Pato, passe au crible les traductions de ses chansons en espagnol, sa prononciation, et cherche comment étendre son répertoire dans la langue de Cervantès. D’ores et déjà, une chose est sûre : la chanteuse doit apprendre à prononcer les “z” et à rouler les “r”. L’enjeu est de taille : avec un album en espagnol, Céline Dion, qui pèse plus de 250 millions de dollars, pourrait gagner 400 millions de fans, note le National Post de Toronto.

La chanteuse a surmonté tous les obstacles

«Il n'y aucun autre artiste au monde qui aurait pu faire cette tournée-là», estime René Angélil. Faire 135 spectacles en un an tient du véritable exploit. «En fait, il y en a peut-être dix qui aurait pu le faire. Et encore, sur un an et demi ou deux ans peut-être», dit René Angélil, en évoquant les noms de Paul McCartney, des Rolling Stones, U2, Madonna, Bruce Springsteen, The Police et Sting, ou Metallica. «Pour faire 135 shows en un an, ça demande une discipline incroyable. La plupart des gros artistes ne font pas plus de 50 shows par année. «Juste pour dire, Céline a peut-être été manger dans cinq restaurants depuis le début de la tournée. Elle s'en empêche par peur d'attraper un microbe ou quoi que ce soit. On a nos chefs et elle mange dans sa loge, dans sa suite», confie M. Angélil.

Le pire moment de la tournée

«Après le show de Winnipeg. Céline n'avait plus de voix, plus d'énergie. Il a fallu arrêter la tournée pendant un mois. À ce moment-là, honnêtement, je ne voyais pas comment elle pouvait finir la tournée», dit-il. Heureusement, la star a pu compter sur une équipe de spécialistes de l'hôpital St-Luc. «Les docteurs Azar, Desnoyers, Paradis et Mayer», énumère René Angélil d'un trait. En revanche, les meilleurs moments de la tournée se comptent par dizaines. «La rencontre avec Nelson Mandela, les deux shows de Tokyo (où Céline a battu son propre record d'assistance), et ses spectacles à Québec et à Montréal.» La tournée aura permis d'engranger des profits de quelque 200 M$.